La vie en van

16:04:00

Bonjour à tous,

C'est dimanche !
En ce jour dominical, propice à la glandouille extrême, j’ai décidé de parler de la vie dans une maison roulante, parce que franchement, c’est un truc à faire au moins une fois dans sa vie. 

En Australie, c’est presque devenu un incontournable pour tous les voyageurs, acheter son van et faire le tour du pays à la rencontre des kangourous (et autres bestioles moins sympas). Donc comme tout le monde, je l’ai fait et malgré les galères, je ne regrette pas.

Tous les jours, on furetait les annonces sur Gumtree (le Bon Coin australien), on voulait un van pas cher forcement, déjà aménagé avec le maximum d’équipement et avec trois places à l’avant. C’était à peu près nos seuls critères. On a contacté plusieurs personnes, mais c’est à un belge qui retournais au pays dans deux jours à qui on a acheté. Surement un peu trop précipitamment, mais bon on était tellement tous des brelles en mécanique que ce soit ce van là ou un autre on n’aurait pas su faire la différence. Le vendeur avait voyagé solo pendant un moment, surnommant son van Joly Jumper. Après de petites galères pour payer (les transferts d’argents entre banque belge et française ne se passent jamais comme on veut), le fidèle ami de Lucky Luke était à nous.

Fière comme passe-partout !
 Au début, j’avais peur de le conduire. L’engin, un Ford Econovan, un peu cabossé avec la 5eme un peu dure à passer, était quand même bien plus imposant qu’une petite Renault Clio. Et surtout, en Australie, on roule à gauche. Enfin, après avoir calé par-ci par-là, m’être habitué au fait que le rétroviseur central ne servait à rien, pris du muscle en faisant des manœuvres (car bien la direction assisté est un luxe) et aussi remarqué que notre frein à main n’était pas bien vaillant, j’ai commencé à prendre le coup de main.

Et même que j'avais autant la classe que Ryan Gossling
 Quelques semaines plus tard, on partait chercher du travail... ou plutôt, à l’aventure ! On avait remplis nos tanks à eau, acheté des rations de survies (un carton de noodles), vérifié notre niveau d’huile, la pression des pneus et fait le plein bien sûr. On était paré.

Etant donné que le camping sauvage n'est pas autorisé en Australie (et qu’au début on était des gens bien) on passait nos nuits dans des campings. Certains assez « luxueux » avec eau courante, douche chaude et cuisine, d’autre beaucoup plus rudimentaires. Une table de pique-nique, un coin pour faire le feu, des toilettes sèches et c’est tout. C’est là qu’on s’est aperçu qu’à moins de griller la batterie du van ou nos quelques bougies anti-moustiques on n’avait pas de lumière (si ce n’est ma lampe frontale que je n’arrivais pas à trouver dans le noir). On s’habitue petit à petit à notre nouvelle maison, le plafond est un peu bas, pour se changer c’est un peu la gymnastique, il faut refermer son sac tous les soirs parce que la place est limitées et quand il pleut c’est un peu dur de vivre dans un espace si restreint. Mais petit à petit on s’organise, on prend l’habitude de cette vie surtout que le vrai truc cool, c’est de pouvoir bouger à tout moment, de fermes en fermes à la recherche d’un petit travail. Puis de ville en ville, de plages en plages, en changeant de lieux au gré de nos envies, on campait à la sauvage, au milieu de rien parfois. Les kangourous venaient nous dire bonjour le matin (les mouches aussi...), c’était comme si le monde nous appartenait. 

Les joies du camping
 Notre van, nous permettait de nous rendre au travail, de vivre, de voyager et de faire des rencontres aussi. Entre possesseur de van, il y a une sorte de solidarité qui s’installe. Quand on se croise entre van sur la route, on se fait un signe de main, à l’arrêt, on vient se faire la conversation et on fait visiter notre « maison ». On découvre les possibilités d’aménagement, les astuces pour améliorer son confort (les batteries secondaires ou solaires, des semblants d’éviers et des tas d’autres petits trucs géniaux), ça donne tellement envie de se faire son propre aménagement après ça.

Le rangement en van, une grande histoire!
Ce n’est pas facile tous les jours non plus. Quand on a arrêté de fréquenter les campings, il fallait partir à la recherche de douche (froide en général), on pouvait oublier de conserver de la nourriture fraiche, alors on a fait un régime de pâtes à toutes les sauces et de boites de thon. Il fallait aussi trouver de l’eau potable pour recharger nos réserves (j’étais un peu une angoissée avec l’eau, en cas de panne, ça pouvait vite devenir un problème), on la buvait souvent chaude aussi. D’ailleurs, la chaleur mais surtout les mouches pouvaient être insupportables, elles venaient se coller sur le visage, dans le coin des yeux, des lèvres, le nez. Tellement affreux, que j’en ai avalé plusieurs.

Je vous hais...
 On aura des problèmes de mécanique, plusieurs fois. Deux pannes (en ville heureusement, mais vraiment…). J’aurai passé presque six mois en sa possession, changé de compagnons de voyage plusieurs fois aussi car ce n’est pas toujours évident d’accorder ses envies entre voyageurs, vers la fin l’entente dans le groupe s’est un peu dégradée, car on a tous nos caractères et on n’est pas toujours fait pour vivre ensemble. Mais pourtant, quand j’ai vendu ce brave Joly Jumper, ça m’a fendu le cœur. Je suis retournée en auberge de jeunesse en trainant des pieds après avoir perdu mon petit chez moi. Heureusement, je prenais l’avion pour une nouvelle ville le lendemain, histoire de prendre un nouveau départ.

J'ai plus ma maison D':
Bref, la vie en van, c’est quand même chouette. C’est en tombant sur les photos de ce tumblr (http://van-life.net) que j’ai eu envie d’en parler. Parce qu’il y a des jours où ça me manque. Vous pouvez aussi allez vous balader du côté d'Instagram #Vanlife.

Photo sur van-life.net
Signé la casserole à moustache.

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3 commentaires

  1. Témoignage très sympa ! C'est vrai que le Van fait rêver, malgré les galères qui arrivent toujours x). Pour le coup des mouches, je sais pas si j'aurai supporté XD

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  2. C'est pour ça qu'on avait de magnifique fly net (en gros une vieille moustiquaire à mettre sur la tête) parce que franchement c'était parfois invivable. On zappait les petits déjeuner parfois parce qu'on pouvait pas manger en paix, il fallait attendre le coucher du soleil pour manger tranquille en fait (mais après c'était les moustiques qui prennait la relève, yeaaah).

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  3. ça doit être une super expérience n'empêche ! (même si je ne doute pas que c'est pas la joie tous les jours) J'espère aussi que j'aurais l'occasion de vivre ça un jour moi aussi, parce que ça fait un moment que ça me tente je dois dire !

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